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Sonatas de Invierno et Variations
20024 

Quand nous nous apprêtons à photographier un sujet, nous voulons arrêter le temps, ce temps qui appartient tout de suite au passé. J’ai tourné autour de ces deux arbres, sans doute attirée par leur mouvement, me demandant si le vent n’allait pas les déraciner, me déraciner aussi, car j’étais en équilibre et rassemblant mes forces sur mes pieds et mes mains pour bien tenir mon appareil photo !  Ce n’est que plus tard, en regardant toute la série des photos que j’avais prises à la Pointe du Raz, que j’ai vu ces arbres sous différents angles, l’un avec deux troncs, l’autre avec un seul et là, j’ai aperçu la force du vent et me suis dit : je ferai quelque chose avec, comme cela ils ne pourront pas s’envoler ! 

Dans Variaciones 1, je les intègre dans le même cadre que j’ai utilisé pour l’ensemble que je présente à la Chapelle, Añoranza, et ainsi je crée un lien à 400 mètres de distance. Ces arbres semblent être à la fois derrière et devant ce cadre, comme s’ils voulaient en sortir ou en dépasser les limites.

Dans Variaciones 2, j’ai isolé les arbres et créé un fond gris en verre gris.  L’arbre seul au vent esquisse un mouvement qui reste statique, comme fossilisé.

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